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Un nouveau départ? Avec 3 outils: AAA!

Nous sommes le 4.3.21…. peut-être une bonne date pour un nouveau départ ?
Mais… Certains d’entre nous ont été plombés par la pandémie… Incertitudes de toutes sortes, inquiétudes pour nos proches, pour notre santé, incertitudes économiques, manque de perspectives, manque d’activité nourrissantes, isolement, télétravail, enseignement à domicile, garde des enfants plus compliquée, peur de perdre son travail, avenir incertain… épuisement et stress se sont accumulés. Le cerveau a été mis à rude l’épreuve, lui aussi ! Tout particulièrement l’amygdale, la « centrale » responsable de la gestion en cas de stress, qui a souvent été alertée.
L’amygdale, centrale d’alerte du cerveau
Schéma du cerveau
Or l’amygdale est une partie archaïque de notre cerveau (et c’est pourquoi l’on parle de « cerveau reptilien ») qui ne sait induire que 3 réponses, grosso modo:
1. fuite
2. lutte
3. paralysie (« faire le mort »).
Ces trois modes, utiles pour répondre à l’attaque d’un animal sauvage p. ex., ne sont pas très appropriés quand il s’agit de rédiger un E-Mail délicat ou de négocier avec ses enfants pour qu’ils aillent enfin au lit après votre rude journée. Tout cela est aggravé par le fait que la réaction de l’amygdale a une autre conséquence: l’inactivation de la partie de notre cerveau capable de penser logiquement (le cortex préfrontal). Des réactions inadaptées (énervements, oublis, manque de clarté, etc.) peuvent donc nourrir un terrible cercle vicieux et un épuisement.
Psychotraumatismes
Chez des personnes ayant grandi avec des parents toxiques, la situation est souvent encore plus compliquée et l’épuisement est encore bien plus ancien… En effet, des réminiscences d’épisodes douloureux inscrits dans leur mémoire traumatique (= psychotraumatismes, soit des troubles suscités par un ou plusieurs événements traumatiques ayant menacé leur intégrité physique et psychique ou celle d’autres personnes présentes, ayant provoqué une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur) peuvent apparaître encore plus facilement en cas de stress.
Ces troubles psychiques touchent de 5 à 6 % des hommes et de 10,5 à 13,8 % des femmes [1]. Les stratégies mises en place (souvent durant des années et des dizaines d’années) telles que l’évitement, l’hypervigilance, l’hyperadaptabilité, et la dissociation sont elles aussi sources de stress et sont épuisantes.
Vous l’aurez compris, les occasions de nourrir des cercles vicieux décourageants sont hélas très fréquentes.
3 outils pour retrouver de l’énergie mentale : AAA
Alors, que faire, après une période prolongée d’épuisement et de stress, pour que le « nouveau départ » ne soit pas un stress de plus ?
Il est important de récupérer un peu d’énergie mentale pour pouvoir avancer et instaurer un cercle vertueux, qui vous amènera petit à petit à vous (re)construire un environnement plus favorable, peut-être aussi à retrouver de meilleures relations avec votre entourage et/ou choisir un entourage plus bienveillant, et donc ainsi de retrouver de l’énergie…
Mais comment amorcer ce « cercle vertueux »? Où trouver de l’énergie mentale quand les batteries sont à plat?
J’ai envie de vous proposer 3 outils. Les voici :
– Autocompassion
– Autocompassion
 – Autocompassion
Oui, vous avez bien lu !… Je vous conseille bien ces 3 outils (que nous pouvons abréger avec leur acronyme : AAA 😉). Revenons sur chacun d’entre eux :
1. Autocompassion
Soyez envers vous-même l’ami(e) dont vous avez rêvé, capable de compréhension, de douceur et de soutien ! Parlez-vous avec gentillesse, amour, tendresse ! Cela apaisera votre amygdale (petit rappel : la partie de notre cerveau qui gère le stress), et vous retrouverez ainsi votre efficacité mentale pour avancer !
2. Autocompassion
Vous êtes peut-être pressé(e) d’avancer ? Je comprends ! Mais avec des batteries à plat, vous n’irez malheureusement peut-être pas très loin, et cela pourrait vous décourager… alors, soyez plein(e) d’autocompassion envers vous, et donnez vous le temps… avancez pas à pas…. Et donnez-vous le temps de recharger les batteries en cours de route. Puisez de l’énergie là où il y en a (même si ce n’est qu’un tout petit peu) : dans votre café matinal, lors d’un coup d’œil par la fenêtre, avec une musique qui vous donne de l’entrain, ou en commençant avec une activité qui vous donne de l’énergie ! (ce qui vous permettra de faire d’une pierre deux coups)… … à vous de voir !
3. Autocompassion
Vous n’arrivez pas à être dans l’autocompassion? De plus, vous passerez forcément par des moments difficiles aussi, et le découragement pourra être le plus fort… Alors surtout, ne vous en voulez pas ! Soyez au contraire plein(e) de compassion envers vous-même si vous n’arrivez pas à avoir de l’autocompassion toute de suite, tout le temps et parfaitement, et que vous connaissez des moments de rechute et de découragement ! Peu d’entre nous ont eu la chance d’apprendre l’autocompassion à l’école ! Et la crainte que l’autocompassion puisse conduire à l’égoïsme est assez largement répandue (alors qu’il n’en est rien ! Au contraire. L’énergie mentale retrouvée vous permettra d’être plus attentif/ce à votre entourage !).
Alors, en résumé, voici les 3 outils que je vous recommande: autocompassion, autocompassion et… autocompassion!
(Pour approfondir : [2])

PS

Le crocus [crocus vernus], une des premières fleurs à sortir le bout de son nez après les grands froids, souvent en hiver encore.
Et vous, comment faites-vous pour vous épanouir (au moins un peu) durant les périodes difficiles?

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[2] Mon cahier d’autocompassion en pleine conscience, Kristin Neff et Christopher Germer, De Boeck Supérieure SA

Ursula Sila-Gasser

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